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Ava luna était plutôt bordelique et éparpillé à ses débuts, et celà encore au moment de sortir leur premier album ice level en 2012 , qui leur a tout de même permis d’atteindre un public plus large en faisant le grand écart entre circonvolutions vocales à la Dirty projectors et rythmiques R’n’B davantage inspirées par timbaland.

Les ruptures brusques dans la structure des morceaux, ainsi que les variations stylistiques d’un morceau à l’autre n'aidaient pas à rendre leur sauce plus digeste. Mais la formation d’art funk s’était plutôt bien rassemblée au moment de sortir Electric Balloon , abordant leur musique plus simplement, en dépouillant les artifices et en se rapprochant de leurs influences art rock New Yorkais avec des clins d’oeil aux Liquid Liquid, et aux Talking Heads . Voici que sort à présent Infinite House qui poursuit leur démarche de simplification et d’accessibilité, tout en gardant le sel de leurs expérimentations et bizarreries bienvenues. Les moments les plus interessants de ce nouvel album sont sans nul doute lorsqu’ils s’éssaient à de nouvelles approches, comme sur le morceau Steve Polyester qui fonctionne comme une ballade narrative , parlée bien plus que chantée, avec sa batterie étouffée et ses toudoudou de jazz vocal kitsch.

Avec Infinite House, Ava Luna n’ont pas réduit leur ambition malgré leur inclinaison vers davantage d’accessibilité, mais ils parviennent à contrôler leur pulsions expérimentales qui rendaient leurs premières productions parfois un peu absconses. L’album s’écoute de façon relativement fluide, et conserve la patte artistique et identitaire forgée dans une pop névrotique, dansante, et tout à a fois arty et funky.

https://avaluna.bandcamp.com/