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Le succès a vraiment été au rendez-vous pour Metronomy en l’espace de quatre ans avec notamment leur album de 2011 The english riviera qui s’est d’ailleurs hissé jusqu’au disque d’argent dans les ventes anglaises.

Et c’est donc avec beaucoup d’attentes que sort cette semaine l’album Love letters, un album dont l’écriture a commencé avec le morceau I’m aquarius, une chanson pop lo-fi très accrocheuse et inspirée par le morceau “Let the sunshine in” de Diana Ross and the Supremes composé par Galt mc Dermot et nombre d’autres titres aux références astrologiques qui sortaient à la fin des années 60.

 

Cet hommage et ce regard par dessus l’épaule se ressent aussi dans la production de l’album avec le choix du leader Joseph Mount de mettre Love letters en boîte au studio Toe Rag, réputé pour son materiel analogique. Mais la palette de Metronomy s’élargit avec des clins d’oeil nostalgiques au Zombies, aux Beach Boys et à Sly and the Family Stone, abandonnant les claviers aériens pour une recette convoquant un Rock psyché qui a mariné dans la soul music.

Reste en revanche le goût de Joseph Mount pour un songwriting sophistiqué et la mélancolie avec des chansons sur l’amour perdu, les regrets avec assez d’esprit pour éviter le déja vu sur des thèmes pourtant éculés.

En cela, Love letters est donc un album très homogène et  en forme de confession de la part d’un groupe qui a pris le pli de gérer son succès selon ses propres termes et de révéler une nouvelle facette de leur identité sans effacer tout à fait l’ardoise de ce qu’on a pu aimer chez eux.

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