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Dour Festival avait des airs de Coachella cette année, certes les éoliennes remplaçaient les palmiers mais la chaleur avait bien confirmé sa présence. Par contre sur le fond, on vous rassure la programmation du festival belge est un quand même un cran au dessus du festival californien.

Pour sa 30ème édition, le Dour festival a déménagé du site historique de la Machine à Feu et revu totalement l’installation de ses scènes qui gardent toujours les mêmes noms (Last Arena, Boombox, Petit maison dans la prairie …). Cependant la grande scène électro "De Red Bull Elektropedia Balzaal " paraissait plus mince cette année par contre elle avait été placée plus proche des autres scènes.

On a donc moins marché pour éliminer nos bières !

Si ce nouveau site offre d’autres possibilités comme un rooftop pour aller faire son malin avec un cocktail à la main, on regrettera le bar du petit bois qui proposait un vrai chill-out au milieu des arbres et donc à l'abri du soleil, omniprésent cette année.

Il a fait très chaud à Dour ces 5 jours mais la météo n’a jamais vraiment trop orienté l’humeur des festivaliers à Dour. Le public a montré encore sa résistance. Avec un peu plus de 228 000 spectateurs sur 5 jours, Dour confirme sa grandeur mais plus que des chiffres, la programmation qualitative et pointue en fait un des événements à part en Europe. Et c’est certainement pour ça qu’on l’aime toujours autant ce festival, c’est qu’il est capable de ramener toujours autant de gens passionnés par ces musiques “alternatives”.

 

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Il y a eu beaucoup de surprises cette année, à commencer par l’apparition des 2 Many Djs à Rockamadour. Les frères Dewaele qui ont aussi créé Soulwax, représentaient leur label Deewee dans le nouvel espace du festival totalement isolé par des containers noirs. Le Rockamadour pouvait accueillir seulement 150 personnes à l'instar du petit bois, offrant un line-up “spécial” dans le line-up officiel de Dour avec des concerts intimistes mais surtout des djs programmés par la jeune et bonne webradio bruxelloise Kiosk Radio. C’est ici qu’on pouvait également déguster le boudin de la Boudin Room pour la deuxième fois à Dour.

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Les coups de coeur de cette 30ème édition sont nombreux mais celui qu’on garde définitivement en tête c’est le concert de Mount Kimbie. Les anglais ont pris encore de l’envergure avec ce show qui avait été décalé plus tard sur la scène du Labo à la place des "Bagarre" qui ont joué plus tôt sur une plus grande scène …

Nils Frahm jouait en même temps mais il y avait beaucoup trop de monde pour apprécier pleinement les complaintes de l’artiste. Mount Kimbie avait plus de coffre pour nous prendre directement au coeur avec leurs sonorités intenses. Il y a un autre groupe qui a tout donné aussi à Dour c’est bien Soulwax.

Avec leurs 3 batteries, les belges dont on parlait plus haut, étaient à la maison et le public n’a pas manqué ce rendez-vous sur la plus grande scène du festival. D’ailleurs pratiquement 24 heures plus tôt ce sont les Chemical Brothers qui marquaient leur empreinte à Dour au même endroit avec leur scénographie vidéo impressionnante et l’apparition en fin de concert de deux véritables robots de 5 mètres de haut.

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On se souviendra également de la prestation de BRNS avec leur tube “mexico” parfait morceau pour démarrer une journée de concerts ou encore des rageux Shame ou d’Atari Teenage Riot qui nous ont encore étonné par leur énergie après plus de 25 ans de carrière. Il y a eu également un beau pogo à la Caverne pour les Ho99o9Slowdive nous aura encore fait chialer et Mogwai nous aura encore fait frissonner.

Dour 2018 - D3 - Ambiance coucher de soleil - EB - La scène Red Bull Elektropedia Balzaal SImon fascilla.JPG

La scène Red Bull Elektropedia Balzaal a hébergé encore une bonne partie de la scène électronique actuelle et il y en avait pour tous les goûts. Il faut dire que c’est un peu notre sanctuaire à BPM et celui qui aura tout explosé cette année s’appelle Boys Noize avec ses lourdes basses et ses jouissives distorsions.

Dans les pionniers, Dave Clarke dont c’était la 7ème participation cette année et Robert Hood, fondateur du mythique label Underground Resistance avec Jeff Mills ont su rappeler à la nouvelle génération que la techno ne s’est jamais aussi bien porté et qu’elle traverse aisément les époques.

On avait coché plein de choses sur notre programme mais les scènes où on a enfin de compte le plus trainé c’est le labo et la petite maison dans la prairie d’ailleurs on aurait bien pu faire toutes les soirées dans une des 2 scènes mais les envies sont tellement énormes et comme on n’a pas le don d’ubiquité, on a l’impression d’être passé devant tellement de choses. On n’est jamais rassasié à Dour, on a toujours l’impression de rater le concert du siècle sur la scène d’à côté, tant les surprises sont nombreuses…

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En tout cas on n’est pas passé à côté de Dj Lag, meilleure performance pour clore ce 30ème Dour. le dj et producteur sud-africain y faisait un dj set amélioré avec le batteur Moses Boyd pour soutenir le rythme “dingue” et syncopé du Gqom, le style musical entre afro et électro qui fait exploser l’Afrique du sud.