The Peacock Society était encore bien debout cette année… 20 000 spectateurs pour ces 2 jours de fête en plein coeur du parc floral de Paris. Après les difficultés rencontrées en décembre dernier pour l'organisation d'une édition Hiver au Paris Event Center. La Peacock a su se relever d'une belle manière et le parc floral est décidément son plus bel endroit de jeux. Entre les cachets exorbitants de certains artistes électro et des pouvoirs politiques qui en demandent toujours plus aux organisateurs… Ce festival parisien résiste encore bien. La structure We Love Art qui est derrière the Peacock Society n'est pas vraiment à ses débuts…

On se souvient de leurs premières soirées parisiennes dans des lieux atypiques (Aquaboulevard, …). The Peacock Society est l’un de leurs plus gros bébés avec We Love Green, il est né en 2013 et à l’image du film “Paris est à nous” dans lequel on voit justement des scènes tournés à The Peacock Society, ce festival joue avec nos émotions … Le premier soir, on arrive à 23h et premier constat,  il y a plus de monde que d’habitude à cette heure-là. A Paris, il est toujours très difficile déplacer les parisiens dans une soirée avant 1h du mat. Il fallait un gros nom comme Modeselektor ! Le duo berlinois fait parti des têtes d’affiches de cette édition et depuis l'arrêt de leur projet Moderat avec Apparat, Modeselektor avait besoin de cogner davantage. On n’a pas été déçu de ce côté là… Derrière un grand écran LCD, les berlinois enchaînent les beats effrénés mais toujours avec leur subtilité légendaire. 

Si les années passent, Modeselektor a encore toute l'énergie de ses débuts.

Malgré le son plus “compliqué” du petit club de la Peacock, on était content de retrouver Oktober Lieber dans ce beau line-up. En janvier dernier, on avait placé le duo dans nos espoirs de 2019. La championne de la soirée s’appelle Honey Dijon, la productrice joue à environ 130 bpm, ne laissant pas un moment au danseur pour se reposer. On a eu le droit au bon vieux “Gypsy Woman” de Crystal Waters, toujours aussi fédérateur sur un dancefloor.

Pour la fin de la soirée, il fallait choisir entre la légende de Detroit, Derrick May et Charlotte de Witte… Et bien figurez-vous que c’était dans la salle de la jeune belge ou il y avait moins de place pour danser !

Charlotte de Witte jouait quelques heures plus tôt au Main Square Festival dans le nord, elle serait arrivée à Paris, quelques petites minutes avant son set. La belge a fait clairement le boulot malgré 2, 3 cernes… Derrick May lui était fier de sortir ses vieux vinyls. La scéno était aussi plus sobre cette année…Ambiance “warehouse” des années 90’s pour ce dernier set du vendredi.

Le lendemain, les massages gratuits proposés par le festival n’étaient pas de trop. Après l’ouverture de la soirée par The Black Madonna qui avait assuré le warm up comme Laurent Garnier l’année dernière avec un set de 3 heures. 

Jon Hopkins allume les premières bougies avec un live explosif. Si on peut se poser la question de la présence des deux danseuses, Jon Hopkins n’a pas besoin d’artifice en tout cas pour faire évoluer sa musique. 

Yaeji restera comme l’une des plus belles claques de ces 2 soirées… L’artiste coréenne qui habite à Brooklyn peut mixer et chanter en même temps… l'enchaînement était parfait avec Daphni, le leader de Caribou a présenté un set musclé, calibré pour le dancefloor et a fini avec un extrait de son dernier EP dont on vous avait parlé ici … Enfin Len Faki a clôturé très fort … le dj nous a pris à la gorge… C’était "dance or die" jusqu’à 7h du mat.! Une belle énergie pour ces derniers instants de cette édition 2019 du Peacock !