"Ce weekend, l'interdiction d'alcool au Weather Festival a fait fuir 2000 personnes", "Weather Festival : pourquoi la vente d'alcool a été interdite à la dernière minute" Voilà ce qu'on peut lire quand on tape aujourd'hui "Weather Festival" dans Google. On a parlé pratiquement que de ce ça dans la presse après le grand retour du Weather Festival. Le grand festival électronique parisien s'est vu refusé  le jour-même son autorisation de vendre de l'alcool entre 2h et 5h du matin. Un moment tellement important dans un festival à l'économie bancal. Alors résumé un festival à son manque d'alcool, c'est bien évidemment très réducteur. Et on peut se poser la question fatidique...

Peut-on s'amuser dans un festival électro en étant sobre ? La réponse est oui ! Bon par contre on est beaucoup plus lucide et on voit plus facilement ceux qui ne s'amuse pas. On n'a pas vu beaucoup d'aigris dans le public heureusement, les grincheux sont partis tôt effectivement.

 Pour son grand retour Samedi 27 avril, le Weather Festival revenait dans un nouveau lieu, La Seine Musicale à Boulogne. Là ou quelques semaines plus tôt, les victoires de la musique organisaient leur cérémonie annuelle.

Une grande salle toute neuve, un peu trop propre à notre goût et pas toujours adapté à ce type d'événement... La scène Blossom, installée dans le hall d'entrée, les murs clairs reflètent beaucoup trop la lumière. Par contre on ne peut qu'être éblouit par ces lasers rouges,  on y appréciera notamment sur cette scène, le très bon set "groovy" de Flegon, ou de la coréenne Park Hye Jin.

Dans la grande salle, qui servait de warehouse du futur, on est impressionné par la hauteur sous plafond et un Stéphane Plaza sous MD peut vous dire que c'est un très beau volume...

On prendra cher sur le live de Kink, le dj et producteur bulgare avait pris soin de filmer ses doigts en action sur ses nombreuses machines. La mayonnaise prend malheureusement moins sur le set de Deena Abdelwahed, le son est un peu étouffé et ne fait pas ressortir l'intensité de sa musique... On ne sait pas si l'ingé son prenait sa pause diner à ce moment là car plus tard, le son n'était plus vraiment un soucis...

La foule qui s'amuse est belle sous cette scénographie hypnotique... Elle donne aussi une dimension vraiment particulière au set de Daniel Avery mais on va être honnête c'est le nouveau live d'Antigone et Schlomo qui libèrera  vraiment le public ce soir-là.

Pendant ce temps dans la High / Light stage, le lieu le plus confiné du festival,  Octo Octa et Eris Drew jouent une house chaleureuse et explosive , mais il faut dire que quelques minutes plus tôt, Red Axes avait pris de l'avance en délivrant un set électro betonné d'influences africaines ou orientales. Un régal sur l'installation "Physis" ! On repartira avec des étoiles dans les yeux et de bons acouphènes... Enfin parce qu'il faut le souligner ! La médiocrité de certains systèmes son en festival est souvent à déplorer... Heureusement Le Weather Festival déroge à cette règle en mettant clairement les moyens sur la sonorisation ! Alors oui merci le Weather de faire en sorte qu'on entende pas toujours les conneries de notre voison de dancefloor !