242 000 personnes en 5 jours, Dour a battu son record de fréquentation cette année ! Il faut dire que le line-up était encore bien musclé cette année. Quelques têtes d’affiches oui mais la programmation de Dour repose avant tout sur des découvertes ou des groupes phares de chaque niche musicale représentée au festival. Il y en a pour tous les goûts et ça reste toujours de bon goût diront certains.

D’ailleurs à Dour, tu ne viens pas pour voir ton groupe fétiche et te casser après la fin de son concert, l’ambiance détendue et les découvertes musicales ont tout pour assouvir ta soif de curiosité ... 

On arrive le jeudi sur le concert de Rendez-Vous, il n’est même pas 15h que l’un des membres du groupe boit déjà du whisky sur scène. Les parisiens toute boite à rythme devant bousculent les premiers festivaliers. On est déjà dans l’ambiance de Dourrreeuh ! Agar Agar qui jouait quelques mètres plus loin sur la scène du labo a également porté haut la main la nouvelle scène parisienne. Sur la scène de la caverne, c’est le combo saharien Doueh accompagné des bruitistes Cheveu qui a retenu notre attention, un projet qui résume bien le métissage de Dour à la fois alternatif, pointu et furieux. cheveu.jpg

 

Plus la journée avance et plus l’électronique s’impose sur la scène du Labo, avec le live musclé de Powell et la tension monte encore d’un cran avec le duo israélien Red Axes accueilli en superhéro c e soir là !  La musique électronique a également une scène à elle et quelle scène même ! … redaxes.jpg

La De Red Bull Elektropedia Balzaal (photo en haut de l’article). On était déjà impressionné l’année dernière par ses multiples gigantesques écrans led ! en 2017, la scène se métamorphose pour devenir en quelques sorte un long couloir qui vous mène directement à une énorme boule de lumières. Alternant chaque soir House, Techno et Drum n’ bass.

On se souviendra notamment du dj set de Solomun, Dixon, Nina Kraviz ou celui d’ Amelie Lens. Il y avait également des expérimentateurs, On a pu voir notamment les normands de Gablé déverser leur sonorités bruitistes et mélodiques sous le chapiteau du labo. Le chanteur est ému manifestement, c’est un festival auquel il a toujours voulu assister quand il était jeune mais par faute de moyen, il n’avait pas pu s’y rendre. Une belle revanche sur la vie !

Dans les concerts qui resteront en tête, on ne peut pas oublier la prestation de Rone sous un chapiteau bondé, il fallait être patient pour se frayer un passage à La Petite Maison dans la Prairie. L’artiste également ému de jouer à Dour cette année pour la présentation de son nouveau live, finira dans le public à faire des câlins. Puisqu’on vous le dit que Dour c’est l’amour ! 

A La Petite Maison dans la Prairie, on a pu voir également les australiens de Jagwar Ma, de plus en plus à l’aise sur scène alors que leur dernier disque nous avait laissé sur notre faim … Et enfin Chassol ou on surprendra quelques spectateurs en pleine séance de yoga.

A Dour cette année, il y a toujours des petits extras à côté des concerts, des bières spéciales, le bar du Petit Bois ou on mixera le dimanche et on pouvait voir cette année, des porteurs de parasols et même des masseurs de mains ! Première fois, qu’on voit ça sur un événement de ce type … C’est certainement ce genre de détail qui fait de ce gros festival, un festival humain ! Mais là pour le coup c'est bien décalé !

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D’ailleurs cette année, on pouvait assister à un Boudin Room, concept qui reprend en partie les codes de la Boiler Room à savoir filmer des djs set … Mais la la particularité ici vient du charcutier qui vient faire son boudin pendant que les gens dansent sur le dj set de Surfing Leons et DC Salas. D’ailleurs pour la petite anecdote, le charcutier qui proposait ce concept est un ancien trader en pleine reconversion. Il a bien fait de changer de porcs ! Dour est un moyen de se renouveler et on a déjà hâte de connaître la nouvelle programmation ...

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