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On a encore beaucoup secoué la tête cette année à rennes pour Les Trans Musicales et les Bars en Trans, il y a pas mal de coups de cœurs mais aussi des déceptions. On commence très fort avec Weval à l’UBU mais on va etre très vite déçus en arrivant au parc expo devant Il Est Vilaine. On s’attendait à un live, on a eu le droit à un petit dj set devant un public il faut le dire encore très clairsemé à 20h45. Les chinois de ST.OL.EN ou les déjantés de Happy Meal Ltd nous redonneront ensuite le sourire. Pas le temps de respirer qu’on est déjà sur le chemin du retour pour l’after des Bars en Trans ou on mixe depuis 4 ans déjà. On aurait bien vu Gordon ou M.A. BEAT. Mais le don d’ubiquité n’existe pas encore chez nous … On vous raconte ici quelques concerts qui nous ont marqué avec les photos qu'on a prise pendant ces 2 festivals sur notre instagram … Pas forcément ceux d’ailleurs qu’on vous a conseillé d’aller voir car on a vu encore de belles surprises aux Trans Musicales cette année?

 

- JEUDI -

Weval / Trans Musicales

Gros coup de cœur pour le deuxième concert qu’on verra le premier jour, programmé peut-être un peu trop tôt … Le son de Weval à la fois sensuel et enivrant nous a quand même scotchés à l’heure de l’apéro … les nappes de synthé ou les batteries nous rappellent celles utilisées par Caribou mais malheureusement ici la scénographie est pratiquement inexistante. Le duo n’a pratiquement pas levé leur tête du concert, trop occupé certainement à nous mettre une petite calotte musicale dans le fond … Dommage pour la forme !

 

Une vidéo publiée par Novorama (@novorama) le 1 Déc. 2016 à 10h22 PST

UVB76 / Trans Musicales

Toujours dans cette mouvance électronique, nous sommes allés voir UVB76 dans la Halle 4. Avec une configuration sonore à 360°, on peut dire que cette halle a bien mis en avant la techno dark du duo français qui rappellera à certains la noirceur de l’EP Blindness de Rødhåd ou encore l’EP Colonize de Paula Temple. Mais à l’instar de ces compères du même acabit, UVB76 cultive une techno limite downtempo, ponctuée d’une basse lourde et imposante, le tout accompagné d’un visuel froid et nébuleux adapté à chaque set en fonction de la configuration scénique. On leur reprochera cependant un set quelque peu trop linéaire au démarrage, même si très propre. A suivre de près.

- VENDREDI -

Numérobé

Dans le cadre d’un showcase organisé par la région Hauts de France pour les Bars en Trans, nous sommes allés voir Numérobé. Poésie électronique, la musique de Numérobé oscille entre ambient, electronica et pop. Souvent instrumentale mais aussi parfois accompagnée de sa voix torturée par les machines ou juste lointaine et susurrante, sa musique est un accord parfait entre organique et électronique. On s’est laissé porté par la grâce de cette musique et de ces visuels aux allures de voyage.

 

Une vidéo publiée par Novorama (@novorama) le 2 Déc. 2016 à 7h17 PST

Jardin / Bars En Trans

C’est avec curiosité que nous sommes allés nous amasser au Chantier pour voir Jardin. Noyé dans un océan de machines, cet étrange artiste belge cultive la bizarrerie avec une singulière manière de rendre des textes sales d’une poésie perturbante sur fond de techno mélancolique. Une espèce de syndrome de Stockholm s’installe.

 

Une photo publiée par Novorama (@novorama) le 2 Déc. 2016 à 12h14 PST

Le Colisée / Bars En Trans

Très contents de voir Le Colisée programmé aux Bars en Trans, on l’avait fait jouer à Paris pour son premier concert il y a plus de 4 ans. Le Belge a pris un nouveau tournant en s’entourant d’autres musiciens mais il n’a pas perdu de sa belle folie solitaire. C’est toujours aussi imprévisible sur scène et dingue. Un bon OVNI Pop comme on aimerait en voir davantage à l’heure ou la pop a plutôt tendance à se formater, se replier sur elle-même pour espérer plaire aux standards du genre Maritie et Gilbert Capentier.

 

Une photo publiée par Novorama (@novorama) le 2 Déc. 2016 à 13h21 PST

Colorado / Trans Musicales

Disons le tout de suite, ce sont aussi nos chouchous, Ces deux jeunes musiciens sont pour nous une des très belles révélations de ces 38èmes Trans Musicales. Si vous connaissez leurs morceaux sur disque, attendez-vous plutôt à danser et à vous prendre une belle claque sur leur live. L’energie développée par ce duo, débroussaille la synthpop pour l’élever sur un dancefloor transpirant. Soulwax n’est pas très loin !

 

Une vidéo publiée par Novorama (@novorama) le 2 Déc. 2016 à 18h50 PST

Pyrit / Trans Musicales

Ce producteur suisse est un rêveur. Avec son premier album UFO, il raconte une histoire, celle d’un survivant qui erre dans les ruines de son monde en déchéance et qui finira par se dissoudre dans une machinerie extraterrestre. Un scénario de science-fiction apocalyptique et en même temps d’une actualité perturbante. Au travers de cet horizon électronique et de sa voix brumeuse presque fantomatique, le multi-instrumentiste nous a donné la chair de poule. Un des grands moments des Transmusicales.

- SAMEDI -

Rocky / Bars En Trans

C'est une des belles surprises des Bars en Trans. On n’attendait plus grand-chose de ce groupe lillois pour être honnête et cette année on tombe sur leur morceau Apologize. On comprend tout de suite que le groupe a pris un chemin plus électro, plus affirmé, plus dansant. On se dit même que leur dernier disque pourrait très bien trouver sa place sur le label de James Murphy, DFA. Parfait pour se mettre en jambe avant d’aller au parc expo, la chanteuse nous ensorcelle, très à l’aise sur scène et le batteur nous prend au corps … La machine à danser est lancé au 1988 Live Club !

 

Une vidéo publiée par Novorama (@novorama) le 3 Déc. 2016 à 13h14 PST

Deena Abdelwahed / Trans Musicales

On l’avait déjà vu au Badaboum pour le final du festival RBMA à Paris en septembre, la nouvelle prêtresse de la musique tunisienne et nouvelle signature d’InFiné a pris tout le monde de court dans le hall 8. Un samedi soir qui couvrait ici une bonne dose d’extase. Son chant mélangé aux machines et à ses influences orientales n’a pas d’équivalent. On a emmené dans son univers, dans ses histoires pris par les mains sur ses rythmiques à la fois simples et percutantes.

 

Une photo publiée par Novorama (@novorama) le 3 Déc. 2016 à 19h35 PST

Meute

Il est rare que l’on ne tombe pas sous le charme des fanfares. Toujours efficace, quelque soit le style, une fanfare convainc tous les publics. On se souvient encore des Too Many Zooz qui faisaient danser toute la hall 8 il y a deux ans ou encore de cette fanfare hip hop coréenne à la Carte blanche de Nuits Sonores cette année. Alors quand une fanfare décide de reprendre des standards de la techno, non seulement ça fonctionne toujours autant mais le bonheur d’entendre une cover de REJ de Ame est d’autant plus jouissive. Culotté !

 

Une vidéo publiée par Novorama (@novorama) le 3 Déc. 2016 à 19h47 PST

Contrefaçon / Trans Musicales

Quatuor parisien biberonné à la french touch, CTRFÇN cultive le visuel bien léché et les sonorités à la Daft Punk et à la Kavinsky. Mais c’est en live que le groupe nous a montré son vrai visage, celui de ce son énervé, ce son qui nous a maintes fois rappelé Gesafelstein (soupçons confirmés à l’entente du sample de Viol), un son saturé, torturé, tourbillonnant, des basses lourdes, des samples si connus parfois que ça en deviendrait presque intolérable, mais la pilule passe et elle glisse toute seule même. On ne doute pas une seconde que CTRFÇN a conquis un large public et qu’on les recroisera bientôt à l’orée de grands festivals.  

Antoine et Maeva