Il est rare, très rare même que nous réalisions un report d’une soirée en club. Il nous fallait donc une bonne raison ici pour couvrir un tel évènement. La soirée incantation du RBMA à Paris était donc une bonne occasion, c’était le final du 1er festival organisé par la célèbre marque d’energy drink autrichienne mais aussi l’une des plus aventureuses en matière de clubbing. On était prévenu ! Les artistes programmés dans cette soirée s’affranchissent des frontières pour mieux faire danser ensemble les traditions musicales du monde entier. Enfin une soirée club qui ne cloisonne pas les clubbers dans un style musical précis.

Même si depuis 3, 4 ans à Paris les plus belles fêtes se déroulent au-delà du périphérique celle-ci avait un doux parfum de liberté, bien encadré quand même cependant … Les grands vigiles à l’entrée du Badaboum sont là pour te le rappeler mais hormis quelques petites brebis galeuses échappés de leur troupeau, le public a bien compris la musiques de ces 10 artistes programmés. On ne va se mentir … On n’était pas présent dès 22h à l’ouverture pour vérifier si le premier dj savait faire « monter la mayonnaise ».

On a fait les cons comme tout le monde. On s’est pointé à l’heure de pointe, vers 1h et là il fallait être plutôt sûr de soi pour rentrer dans le temple du Badaboum. (La photo en tête de l’article n’a pas été prise par nos soins, elle a été prise avant ou après 1h.) Une belle file d’attente s’étalaitdans la rue des Taillandiers. La pression était à son comble pour déguster l’incantation qui nous attendait donc à l’intérieur …

Les premiers chamanes s’appelaient Gary Gritness et Jacob Mafuleni, le producteur electro-funk retrouvait ce soir-là pour la première fois sur scène le virtuose zimbabwéen de la mbira Jacob Mafuleni. Un live parfait pour propulser Deena Abdelawahed derrière les platines, la djette tunisienne vient de signer avec le très respecté label Infiné. D’ailleurs le quotidien Le Monde l’a présentait comme ça en février 2015 « Deena Abdelawahed, la DJ qui fait danser la Tunisie » pas de barrière c’est sûr pour cette femme qui se bat énormément dans son pays pour exister. Au Badaboum, Deena a tout chamboulé avant que Insanlar commence à jouer ….

On change un peu de rythme, pas de kick pour s’ambiancer … Ici la magie de l’incantation prend donc tout son sens, on est transe oui et ceux qui n’ont pas pu pénétrer leur musique sont partis dans la deuxième salle du club la « small room » pour voir le collectif Mawimbi ! Soit la salle est trop petite, soit ils sont trop nombreux, en tout cas on se serait cru à 8h du mat. sur la ligne 13. dans cette la salle qui n’a jamais aussi bien porté son nom ! 

Le point d’orgue de cette soirée était incontestablement le set d’Optimo, connu notamment pour leur sélection sans concessions. Ce duo écossais avait également pour mission de faire danser sur les musiques du monde … Une promenade de santé pour Optimo, habitué à mélanger la musique électronique avec les guitares du monde d’entier. Un beau voyage qui a su parfaitement réunir l’orient et l’occident dans un mariage de beats savamment efficace … On pouvait apercevoir quelques gouttes de sueur sur le dancefloor mais c’était rien avant que Mawimbi reviennent enfin dans la grande salle pour clôturer ce final du premier festival RMBA à Paris avec leur torrent de House et de musique africaine !