bars en trans 2015

Bien que cette édition 2015 se déroulera sans doute dans des conditions un peu particulières suite aux évènements du 13 novembre dernier, on peut déjà apprécier le fait qu'elle ne soit pas annulée...

Car depuis plus de 20 ans, les Bars en Trans s'emploient à dénicher les groupes français dont on parlera demain. Voici donc notre petite sélection des concerts à ne pas louper pour cette édition !

Maestro

Chez eux, on aime le groove droit, sec, typique de tout ce qui fait le charme de la nu disco. Sauf qu’ici, il y a plus. Une sorte de malin plaisir pris à fuir les évidences pompières un peu trop dancefloor. On se perd avec joie dans les boucles un peu kraut, les leads voix moitié punk moitié James Murphy, les synthés un peu dingos qui forment une transe presque rock et pourtant tellement dansante. Formé de membres de Vitalic, Discodéine et Bot’Ox, Maestro n’est pas né de la dernière pluie et ça s’entend. Ça fait du bien.

À voir au Bar'Hic le samedi 5 décembre

We Are Match

On rentre dans la pop de We are match comme dans un prisme, étourdi par les multiples facettes façonnées par ces cinq amis d’enfance. Compositions aiguisées en forme de tubes extra fins, mélodies tournoyantes, et leads de voix entêtants, We Are Match maîtrise l’écriture pop comme peu savent le faire. Entre rêverie et danse effrénée, We Are Match louche vers le meilleur côté de Alt-J tout en nous poussant du coin du riff vers la piste de danse.

À voir à la place le jeudi 4 décembre.

Einleit

Nous les suivons depuis leurs débuts, mais quand on cite parmi ses références Pink Floyd, Metronomy et Radiohead sans frémir c’est que l’on a déjà assez bon goût. Ça ne fait pas tout mais c’est un bon début. Et à l’écoute, on comprend tout. Les synthés un peu détunés, la voix aérienne et les ambiances très soignées se nourrissent bien des influences sus-citées. Einleit joue sur les contrastes, la douceur se mue en déflagration et le dépouillement succède souvent au foisonnement d’arrangements.

À voir au Dejazey le samedi 5 décembre.

Aloha Orchestra

Bienvenue au pays de la pop parfaitement maîtrisée. Aloha fait mouche à chaque titre et pioche dans ses références (LCD Soundsystem, Echo and The Bunnymen) avec malice sans jamais plagier, copier, mais réinvente un rock futuriste, énergique, un peu rugueux et moderne. La classe pop made in Le Havre.

À voir au Bar'Hic le vendredi 4 décembre

Caspian Pool

C’est au cours d’un voyage improbable au bord de la mer Caspienne en Azerbaïdjan, que Low Bird (voix) et Jimmy Q (guitares et synthétiseurs) plongent dans Caspian Pool. Fortement influencés par l’électro 80’s et le glam rock 70’s, les deux français mixent le tout avec en fond une esthétique délicieusement rétro.

À voir au Kenland Samedi 5 décembre

Brülin

Vincent Brülin est un doux romantique. Un amoureux de la pop qui a bercé son enfance et qui transforme aujourd’hui ses premiers amours musicaux en tubes bercés de grooves synthétiques. Sur scène Brülin oscille entre légèreté et romantisme, et tisse un set dansant, chaloupé, parcouru de frissons intimes et organiques. Une pop qui se danse, quoi.

À voir au Backstage le vendredi 4 décembre

Francky Goes To Point À Pitre

Donc à droite, y’a un palmier gonflable; à gauche, deux gars le nez dans leur Pina Colada; en arrière plan, un poster avec la mer bleue et des dauphins qui jouent au frisbee. Au milieu, une vingtaine de vahinés en hologramme qui dansent le limbo en se jetant des litres de lait de coco. Accrochés dans les palmiers, une bande de singes en bikini joue du ukulélé à fond en mode saturation. Vous visualisez le truc ? Vous êtes à Pointe-à-Pitre. Avec Francky.

À voir à l'Artiste Assoiffé le vendredi 4 décembre.

Bon Voyage Organisation

C’est la B.O. d’un voyage sans retour vers la jungle des forêts asiatiques en version disco. Une super expédition d’aventuriers mercenaires du groove n’ayant pour objectif que la danse dans une sorte de rite bizarre un peu 70’s, décomplexé où se croisent flûtes rétros et claviers analos exhumés de musiques de films d’horreur italiens… Un drôle de mélange super jouissif calibré pour les amoureux de la danse et du cinéma en technicolor.

À voir au 1988 Live Club, le samedi 5 décembre.

Avec le Soleil Sortant De Sa Bouche

Entre transe africaine et disco punkoïde moderne, Avec le soleil sortant de sa bouche tisse un univers dansant répétitif, singulier et étrangement familier. On se laisse transporter avec délice par les mantras électroniques et les incantations vocales que ne renierait pas James Murphy, rappelant les albums de Talking Heads ou les titres bruts et haletants de Liquid Liquid. Une transe rock venue du froid, du Québec.

À voir au 1988 Live Club le jeudi 3 décembre

Angel

Angel est descendu sur Terre avec une guitare acoustique pour illuminer les mortels des bienfaits euphorisants de la musique des dieux. Issue des Bewitched
Hands et de la galaxie The Wolf Under The Moon, l'entité angélique distille une musique folk mélodique un rien mystique, et semble se démultiplier sous nos yeux,
appuyé par des nuées de choeurs semblant surgir de l'au-delà... Il ne tient qu'à vous de vous y laisser prendre.

À voir au Ty Anna le vendredi 4 décembre