Chaque année les Trans Musicales, c’est notre rayon de soleil dans un hiver un peu morose … Et avec les évènements tragiques du 13 novembre dernier, on avait peur qu'il n'ait pas lieu ! On l'a appris 3 jours apres sur le facebook du festival : "Cependant, malgré la douleur et l'effroi, notre volonté est de continuer.
A ce jour, les 37èmes Rencontres Trans Musicales de Rennes ne sont pas annulées"

C'est une bonne nouvelle pour tout ceux qui ont les oreilles curieuses … Si on doit connaitre un bon tiers des artistes programmés cette année, on a découvert les autres en faisant des recherches sur internet ... Car oui les trans Musicales c'est avant tout un festival de défricheurs !  Difficile de se frayer donc un chemin dans toutes ces belles propositions musicales, cependant on a tenté de vous garder 10 groupes qu’on ira voir pendant le festival.

Avant de découvrir notre selection on vous fait gagner 5 compilation des Trans Musicales 2015 ici !

 Louise Roam

On l'avait fait jouer en aout dernier à Petit Bain. Louise Roam sera aux TransMusicales. Son EP inaugural, paru au printemps dernier, est plus qu’un acte de naissance : c’est presque une consécration. Le temps des quatre titres de “Raptus”, Aurélie Mestre, alias Louise Roam, lève le voile sur un univers aussi personnel qu’insolite. Puisant dans les musiques classique – qu’elle connaît sur le bout de ses doigts de musicienne – et contemporaine, mariant les sonorités organiques aux arrangements électroniques, la demoiselle signe des chansons souvent teintées d’une mélancolie diffuse (“Raptus”, “Solsken”), flirtant avec une house tarabiscotée (l’instrumental “Oppning”) tout en imaginant des rythmiques féériques (“The Walk”). Envoutante, intimidante, Louise Roam ne peut laisser indifférente.

Postaal

On les avait fait jouer à l'international en mai dernier pour l'un de leurs premiers concerts. “Freedom”, tout un programme que ce tandem franco-anglais est bien décidé à appliquer à sa musique. Liberté dans les arrangements, liberté avec les idiomes – le texte est en français ET en anglais –, liberté d’injecter une bonne dose de soul dans une pop synthétique et ambitieuse. Mais le Londonien Dennis et le Parisien Hervé ne sont pas complètement nés de la dernière pluie puisqu’ils qui ont coécrit avec The Shoes le récent hit «“Give it Away”

Holy Strays

Il est passé également dans l'une de nos soirées (LaPlage de Glazart en aout 2014) À vingt-cinq ans, Sébastien Forrester, alias Holy Strays, s’est déjà fait un nom sur la scène internationale des musiques électroniques. Sur une poignée de singles et un EP (le très recommandé “Chasm”, paru en 2013), le jeune homme décline une electronica instrumentale et onirique, qui dérive entre influences classiques et inflexions dub.

O

Derrière une voyelle, un univers musical et un homme. Olivier Marguerit a longtemps accompagné d'autres artistes avant de mettre sa voix en avant. Il a joué notamment avec Syd Matters, Mina Tindle, Los Chicros . O excelle dans la pop discrète, qu'il immerge parfois violemment dans des bains d'électro. Peur de la mort, sexe : le multi-instrumentiste explore de thèmes très personnels, dans des textes où le motif de l'eau revient souvent, comme dans “Un Torrent, La Boue”, et où pointe même un peu d'espagnol (“Entre dos Aguas”). Accompagné sur scène de deux musiciens, O est prêt à donner suite à son histoire.

Rival Consoles

Après des débuts discographiques sous l’identité d’Aparatec, ce compositeur multi- instrumentiste néo-trentenaire a déjà sorti deux albums sous l’identité Rival Consoles – “IO” en 2009 et “Kid Velo” en 2011. Mais c’est le prochain LP qui devrait enfin sauver d’un anonymat injuste ce soldat Ryan, qui est (presque) sans rival derrière la console son.

La Mverte

Alexandre Berly n’est pas un jeune premier. Depuis son EP “Through The Circles” sorti en 2014, l’ancien clavier de Yan Wagner, producteur et DJ, ne se fait remarquer qu’en bien, en France comme à l’étranger, lui qui a fait partie d’une poignée d’élus choisis pour participer à l’édition tokyoïte de la Red Bull Music Academy. La Mverte dévoilera aux Trans son tout nouveau live.

Lenparrot

Romain Lallement, déjà croisé derrière le micro de Rhum for Pauline ou au sein de Pegase, a décidé d'être une chanson : LenParrot. Le Nantais croone seul, depuis 2013, dissimulé derrière un nom d'emprunt pioché dans le répertoire du chanteur élégant Baxter Dury. Il a sorti un EP pop teinté de r'n'b, “Aquaboinism”, qui évoque le lâcher-prise et l'humilité de s'inscrire dans un courant où tout ou presque a été dit ou fait. Ses mélopées mélancoliques aux beats minimalistes, comme “Gena” ou “Les Yeux En Cavale”, portées par cette voix au bord de la fragilité, déroutent autant qu’elles impressionnent.

Sau Poler

L’an dernier, Sonar, le prestigieux festival de musiques électroniques sis à Barcelone, n’y allait pas par quatre chemins à l’heure de présenter le jeune homme : “Le secret le mieux gardé de la scène électronique espagnole”. Originaire de Badalone, en Catalogne, et auteur de deux EP remarqués, Sau Poler – Pau Soler pour l’état civil espagnol – polisse depuis 2012 une house à la fois euphorique et mélancolique. Pop dans leurs mélodies et portés par des beats infaillibles, les tracks de ce garçon féru de ballon rond, d’Aphex Twin, de David Axelrod ou Boards Of Canada ne sont pas sans rappeler les productions de son compatriote John Talabot ou de l’Anglais Four Tet. Pour danser, oui, mais la tête dans les étoiles.

Jacques

Lors des conférences TEDx, ce jeune artiste a raconté son parcours pas banal d’Alsacien monté à la capitale pour faire de la musique. Co-fondateur du collectif Pain Surprises, qui a permis de découvrir Jabberwocky ou Grand Soleil, il ne se contente pas de t’inviter aux fêtes généreuses qui ont fait bouger Paris depuis 2011 : il les anime aussi. Jacques, calvitie volontaire sur le haut du crâne, a lancé son mot d’ordre musical avec son EP “Tout Est Magnifique”, sorti sur le label du collectif. La musique électronique, faite entre autres de bruits du quotidien, est à l’image de la démarche de touche-à-tout de son auteur, qui prend un malin plaisir à danser sur les normes.

Dralms

Après des débuts plutôt discrets en solo, le songwriter vancouvérois Christopher Smith forme un 2013 un groupe pour donner un peu plus de corps à ses chansons sombres et poétiques. Très vite, le son développé par la nouvelle entité – Dralms (à prononcer [drômz] en français) – dépasse complètement son créateur qui a la bonne idée de lâcher prise : il en résulte aujourd’hui une musique portée par un groove lent et hypnotique, dont la sensualité et la mélancolie génèrent une puissance dramatique réellement singulière. Une rencontre fusionnelle entre un rhythm and blues lent et sensuel, une pop délicate et spectrale et des touches électroniques sobrement psychédéliques, le tout porté par un chanteur au charisme magnétique.