MaMA 2014

La semaine dernière, on est allé arpenter les rues du quartier Pigalle Montmartre pour le MaMA Event. On vous le rappelle le MaMA est principalement un rendez-vous incontournable des professionnels de la musique en France. Durant trois jours s’y déroulent de multiples conférences, des rencontres et des concerts. L’occasion pour les artistes de la nouvelle scène de montrer le bout de leur nez et nous donner envie de les revoir plus tard dans l’année. On vous raconte notre soirée de fermeture du festival.

 Sauvage, de la chaleur bien méritée
18h30 tapantes, on est allé se faufiler au Pigalle Country Club voir le duo Sauvage dans une chaleur suffocante. On se souvient bien de leur très beau EP « Early Days » et de leur passage dans une de nos Novorama Party. On était donc bien contents de revoir ces deux acolytes qui semblent avoir bien muri leur patte musicale et laissent paraître aujourd’hui une aisance scénique qui donne enfin de la profondeur à leurs compositions. Malgré une sonorisation déplorable dans l’espace exiguë de ce bar, Sauvage a su nous montrer que cela avait peu d’importance tant que la musique nous transporte. Aussi à l’aise avec leurs instruments qu’avec leur MPK, faisant sonner le magnifique titre « Marée Noire », autant vous dire qu’on a hâte de les revoir en live dans de bonnes conditions et de savourer leur prochain EP qui sortira le 27 octobre prochain.

Phazz, autre figure de la scène électro française
On a continué notre balade des bars jusqu’au Boucan où caché dans le fond se trouvait Phazz, jeune producteur lyonnais de 22 ans qui jusqu’ici est resté assez discret. Proche des sonorités de Cashmere cat (dont il reprendra une des productions durant son set), Flume ou encore Zeds Dead, on ne vous cache pas qu’on ne sera pas surpris de voir ce jeune homme courir les festivals de l’été 2015. Entre ses compositions telles que « Lionheart » et des titres de ses bons copains Stwo et Superpoze avec le magnifique « Untitled », Phazz a surf sur la nouvelle vague électro que l’on aime.

Disco Anti Napoléon, le pouvoir aux Nantais
On a couru ensuite au Divan du Monde voir les mignons petits Disco Anti Napoléon ( qu'on avait fait jouer pour nos 7 ans). Dans cette noire ambiance de cabaret, on a pu apprécier les riffs poudreux des guitares mêlée aux sonorités psychés qui font l’énergie du groupe. Le set va crescendo, la rythmique se fait de plus en plus sauvage. Les Nantais entrent en transe comme si personne ne les regardaient. Un beau live qui nous confirme que Disco Anti Napoléon a de beaux jours devant lui.

Pégase, l’envolée pop
La scène nantaise n’a décidément pas de soucis à se faire en ce moment. On est retourné voir ces chers Pégase qu’on avait vu dernièrement à la Plage de Bon Secours pendant la Route du Rock. Cette fois-ci, le public était bien là et forts d’une aisance qu’on ne leur connaissait pas auparavant, la bande de nantais a donné ce qui nous a semblé être un de leurs plus beaux lives. Ce bonheur de jouer ensemble se lit sur leurs lèvres et semble s’être décuplé, donnant plus de force à des titres comme « Ladybug" qui n’a cessé de s’envoler ou encore « Without Reasons", sur lequel les sauts incessants du guitariste et du bassiste nous ont rappelé ce petit cheval ailé… On aura une mention spéciale pour le titre « Monkey », cette chanson qui a 1 min 00 vous fait complètement perdre pied. Franchement, Pégase, on vous dit merci pour la magie.

Ez3kiel, un retour très attendu
Ez3quiel Mama 2014 par Fabrice CresnelLes trois tourangeaux d’Ez3kiel sont de retour avec un nouvel album et une nouvelle conception scénique que nous avions hâte de voir, tant le projet semblait ambitieux. A la Cigale, on sent bien que les fans sont là, mais peut être pas les bons, certains semblant franchement attendre un retour à la dub. Râté pour eux car le groupe est revenu aux sonorités électroniques et rock, le tout saupoudré d’un peu de lumière. C’est ainsi que les tourangeaux ont dégainés un Magic Screen composé de 48 projecteurs permettant d’allier projections, lumières, lasers et robotique. Un résultat magnifique tout autant avec les titres du nouvel album qu’avec les classiques tels que l’incontournable « Versus ». On en aura pris plein les escouades et les mirettes.
Ez3quiel Mama 2014 par Fabrice Cresnel

Kadebostany, le final fanfaresque
On a terminé notre soirée au Bus Palladium pour voir le dernier concert du festival donné par Kadebostany. Cet ovni house teinté de fanfare et de rythmiques R’n’b. Fort d’une scénographie patriotique avec ses deux drapeaux interactifs, le groupe nous emmène dans l’univers de la République de Kadebostany, entre son des Balkans et sonorités groovy, sur lesquels nous nous sommes laissé prendre au jeu de la danse. Un beau set qui clôt une belle édition du MaMA, à laquelle on a déjà hâte de retourner.

Remerciements à toute l'équipe du MaMA.
Crédits photo: Fabrice Cresnel