Les Trans Musicales nous ont encore prouvé cette année que Rennes a toujours autant d'énergie à revendre en plein mois de décembre. Si on a beaucoup parlé de la bretagne dans l’actualité ces dernières semaines avec la contestation des bonnets rouge, ici les bonnets étaient plutôt vissés sur la tête des hipsters que sur les agitateurs. Il n'y a décidément qu'une seule revendication aux Trans : Faire la fête !

Et l’émotion n’est pas très loin également avec la prestation notamment des très remarquée DakhaBrakha, ces 4 ukrainiens qui auraient très bien pu annuler leur prestation aux Trans pour défendre les manifestations qui secouent leur pays en ce moment. Pour montrer leur soutien aux manifestants, nous avons eu le droit à un diaporama de la révolution !

Nova Heart nous aura bien ému également  avec leur indie rock made in China malgré un public dissipé par la venue de Stromae (qui au passage a confirmé encore une fois ce soir-là son succès et l’étendu de son talent)

En tout cas notre rayon de soleil automnal que peut représenter cet événement a encore eu raison de notre soif de découvertes musicales avec un accent particulier cette année sur le funk ou le disco qu'on a retrouvé aussi bien dans le visuel du festival que dans les énormes boules à facettes du hall 9 (la plus grande salle des Trans).

 

Même si ce retour du vintage ne date pas de cette 35ème édition des Trans Musicales, nous l'avons trouvé plus flagrant cette année avec Escort, Har Mar Superstar, Melt Yourself Down, Ibibio Sound Machine ... Le bon vieux rock n’était pas en reste avec le sacre de Mozes & the first born, Kid Karate et Jacuzzi Boys. Du coté de l’électro, on peut dire que le montpelliérain Joris Delacroix remporte le prix spécial de la prestation live la plus visuellement épatante avec son réacteur d’avion lumineux en fond de scène. Pour le son on a préféré le live du caennais Fakear.

On aurait préféré voir un peu plus de groupes expérimentaux dans la programmation du parc expo, malgré tout il y avait l’OVNI, Le Vasco qui remporte pour nous la palme du groupe le plus foufou sur scène !

Les artistes les plus innovants on les a enfin de compte retrouvé à l’étage du liberté l’après-midi avec une mention spéciale pour nos chouchous de Disco Anti Napoléon, programmé à 15h et qui nous ont bien décrassé les oreilles comme il faut avec leur set shoegaze d’une cadence peu commune pour ce style musical. Rhume gagne le prix du groupe le plus méchant et agressif, des qualitatifs qui devraient plaire à ce duo beaucoup plus pessimiste que les parisiens de Fauve !… Malgré quelques voix aigues trop présentes et des mélodies qui ont tendance à se disperser dans tous les sens, la prestation de Samba de la Muerte était plutôt encourageante !

Mais si on voulait vraiment découvrir les petits nouveaux qui ne sont pas encore tombé dans l'épuisette de Jean Louis Brossard. Les Bars en Trans, l'autre festival en parallèle des Trans Musicales est un bon laboratoire et nous a encore bien regalé notamment le jeudi soir avec la prestation des Blind Digital Citizen qui s’est offert un bon soundsystem démesuré par rapport à la taille du bar « la Trinquette » pour sonoriser sa musique enivrante. Le public rennais est resté scotché et nous aussi aux morceaux de ce groupe parisien qui sait habillement marier les textes français à son électro décadente et planante ...  Ce soir là il etait déjà difficile de se frayer un chemin dans tous ces bars bondés, notamment au Sympatic Bar pour Mother of two et We are Match au Bar’Hic ou il fallait être patient pour voir un bout de leur concert tant le groupe était attendu.