Avant d'entamer une longue tournée européenne pour présenter leur quatrième album Ceremonies, le groupe de post rock suedois EF est venu poser ses instruments en Chine pour 10 dates. Vendredi 13 septembre, ils étaient au Yugong Yishan à Pékin, la salle de rock underground de la capitale.

Alors que le bruit ambiant est meublé de klaxons et marteaux piqueurs constants en Chine, une pause musicale dans un paysage sonore venant des contrées nordiques européennes ne peut être que la bienvenue et apparait telle une aurore boréale dans le ciel maussade, bas et pollué de Pékin. Surtout lorsqu'il s'agit des mélodies magnétiques et des harmonies enchanteresses des cinq suédois de EF.

 

A l’écart des sentiers aseptisés, EF façonne une musique atmosphérique et propice aux rêveries qui s'inspire de l'environnement quotidien du groupe.

Avec ce quatrieme album, on s'éloigne doucement des sonorites post rock des premiers disques pour aller vers un son plus pop meme si dix ans plus tard le groupe garde toujours des riffs hard core comme ligne directrice et base de leurs compositions. Riche en nuances et textures, les motifs sonores amenés par les guitares, des cuivres, un piano et la voix frémissante de Thomas Torsson sont le nouveau son de EF: une pop-post rock qui emmène l'auditeur vers des chemins insoupçonnés.

Des ballades harmonieuses et quasi-élégiaques qui se transforment sur scène en illumination à base de guitares tantôt cristallines tantôt explosives et de rythmes brutaux ou se côtoient des mers calmes et des tempêtes. EF livre une texture hybride pleine de mélancolie et de tension et plonge son public dans un monde suspendu, brut et vaporeux dans lequel se dessine de denses payages interieurs. EF offre un live presque cathartique grâce a la symbiose palpable entre les membres du groupes, à revoir ou à découvrir sur la scène du Batofar à Paris le Mercredi 23 octobre.