Lorsqu’on rencontre le canadien le 29 mars 2013  le printemps a débuté depuis 10 jours.

Pourtant, il fait froid dans le parc des expositions de Morlaix, les organisateurs de Panoramas ont heureusement été bien inspirés et ont programmé Rich Aucoin pour nous réchauffer dès l’entame de la soirée.
 
« J’aime l’idée que ma musique ne soit pas facile à décrire. Selon moi c’est un mix electro pop. J’appréhende différemment la scène de l’album, ce sont 2 environnements totalement différents. »
 
Adepte des rencontres et du jeu collectif, Le grand blond dont le look rappelle la (regrettée) série Sauvé par le gong a rassemblé pas moins de 500 personnes sur son album : « des musiciens des groupes canadiens reconnus… mais également des personnes qui n’ont jamais touché un instrument. » (We’re all dying to live, https://www.platinumrds.com/site/artist/rich-aucoin/ ). Quand la presse cite les Beach Boys ou Arcade Fire, Rich Aucoin reconnait dans ses influences Justice ou Flaming Lips, un album éclectique et résolument optimiste.
 
Paradoxalement, Rich se présente la plupart du temps seul avec ses machines sur scène, mais il sait qu’il pourra compter sur l’adhésion du public pour occuper l’espace restant.
 
Rich nous confie ses appréhensions d’avant concert « toutes ses choses qui peuvent mal fonctionner , ces problèmes techniques qui peuvent survenir ». On peut parler de show sans aucune connotation négative. Le concert est un happening interactif, un échange permanent.
 
En prélude au concert, une scène de liesse en festival est projetée sur un écran géant, annonciateur de ce qui va suivre dans l’heure suivante. Le coup d’envoi du concert est donné par un bêlement de chèvre, puis c’est la débauche d’énergie, le musicien va chercher son public, couplets après refrains. Entre chaque chanson des mèmes sont diffusés (Rich nous précisera qu’il se renseigne sur les phénomènes internet des pays qu’il traverse afin d’adapter sa performance, on aura même le droit à Nabila samplée par ses soins), au milieu des morceaux des confettis arrosent l’auditoire, on est invité à la danse du parachute ( ?!), impossible d’échapper à la bonne humeur ambiante, chacun devient acteur du spectacle.
 
Nous le rencontrons à sa sortie de scène, tout sourire, drôle, athlétique et affable, le gendre idéal en somme.
 
Rich Aucoin nous confirme le sentiment qui régnait dans la salle, ses lives sont une invitation à la fête. Une générosité non simulée, il n’hésite pas  «  à donner beaucoup, même si c’est très fatigant car tu reçois beaucoup de la part du public  en retour», impossible en effet de compter les kilomètres parcourus entre la scène et le public… Et lorsqu’on lui demande quel concert l’a récemment marqué, il nous confie être admiratif du travail d’un autre entertainer d’outre -Atlantique Dan Deacon dont il a fait la première partie au Canada.
 
Face à un public morlaisien chauffé à blanc (l’effet parking, bien connu des festivaliers bretons) Rich Aucoin a éprouvé quelques difficultés à expliquer au public certains gimmicks qui participent au show : « en tout cas il y avait beaucoup d’énergie,  c’est le public le plus unique que j’ai rencontré en France », les excités présents ce soir-là apprécieront…  les autres tenteront de relever le défi sur les prochaines dates.
 
Précipitez-vous à La Plage de Glazart le mercredi 3 juillet, il sera probablement dans son élément au milieu des palmiers, dépaysement garanti à moindre frais : l’entrée est gratuite.