Cette année, les Jardins Synthétiques soufflaient leur troisième bougie, sur Toulouse. Comme on avait bien aimé la programmation, les lieux et l'équipe de l'édition précédente, on y est retourné sans broncher.

 

Crédit photo : Bastien Rabois Le point fort des Jardins Synthétiques est d'allier le patrimoine toulousain (Musée Saint Raymond, Chapelle des Carmélites ci-contre) à une programmation pluridisciplinaire (musique, arts visuels et graphiques, danse). Résultat, on se retrouve dans des lieux bien sympas pour découvrir la potion artistique.

 

 


Le festival débute jeudi soir par un mapping vidéo, orchestré par Romain Tardy (collectif AntiVJ) et mis en musique par Squeaky Lobster. Malgré un vent bien présent, beaucoup de monde est réuni pour assister à la projection.

Côté musique, les artistes invités cette année ont des univers bien différents : pop, rock, folk, breakbeat, techno expérimentale... De quoi se laisser surprendre.

Vendredi soir, Noir cœur ouvre la programmation musicale.

Noir Coeur

Le duo toulousain, caché sous leurs cheichs, distillent leur univers pop, à la fois grisard et progressif. Bien plus tranquille que les quatre compères de Shiko Shiko, qui prennent la suite avec une énergie scénique décoiffante. Un rock foutraque et électrique se répand dans la chapelle, une belle découverte.   

Shiko Shiko  ©Pierre Humbert


Matt Elliott

Le samedi reste la journée la plus mémorable. Une rencontre et une interview (bientôt disponible) de Matt Elliott, ça vous change un homme ! À 18h00, le grand Matt investit la nécropole du musée Saint-Raymond, cadre idyllique pour recevoir la folk sensible et poignante de l'anglais. Armé de sa guitare et ses pédales, l'homme livre un concert magnifique devant un public calme et ravi !

Matt Elliott  ©Pierre Humbert

On file ensuite à la chapelle des Carmélites où 9th Cloud secoue les jambes du public avec son univers breakbeat bien rôdé. Ensuite, Arandel et Gabriel Desplanque jouent la quatrième et dernière partie de leur création Le bestiaire du dedans. Une envolée visuellement sensible et auditive qui promet beaucoup, l'album est prévu pour 2013.


Dimanche, les Jardins investissent la place du Capitole avec la performance chorégraphique de Marion Uguen. Des vêtements usés, reprenant une nouvelle vie, une démarche participative et décalée qui entend se réapproprier l’espace urbain, le rendant graphique et coloré.

Jardins 2012 Capitole©Jean-Heude Tinch

Enfin, à 18h, on retrouve le très attendu VoPhoniQ. La salle est pleine de "jeuns" et autre pour savourer la techno expérimentale et bien planante du lyonnais.


Après quatre jours de découvertes, on se dit que les Jardins Synthétiques ont toujours ce qu'il faut pour surprendre. En investissant des lieux du patrimoine toulousain et en misant sur une approche familiale et simplifiée des arts en général, le festival toulousain est dans une pure logique d'approche décomplexée.

Cette édition 2012 a montré encore une fois qu'il est de plus en plus agréable de se faufiler dans ces jardins. La programmation musicale devient aussi éclectique que pointue. Il est donc légitime de recommander et de suivre de très prés ce festival, futur incontournable du paysage culturel toulousain.

Site web des Jardins Synthétiques

Facebook de l'association organisatrice Call Forth