La Route du Rock, 17 ans, nous a fait la promesse de revivre les nôtres avec la venue des Smashing Pumpkins. A l'époque on commençait à lorgner vers les groupes dits indépendants, eux ont fini par traiter avec des majors.

 

Mais qu'importe l'occasion de revoir le groupe de Billy Corgan (qui n'a récupéré que son batteur Jimmy Chamberlain) et de réentendre le son, la BO mélancolique et si typique des mid' 90 était trop tentante. Unique date en France, maxi budget : les SM à la RdR c'est 40% de la prog' soit 350 000 euros. Vive les enchères festivalières ! Les fans s'étaient bousculés gentiment (14 000 personnes le second soir) mais la prestation n'est pas à la hauteur des pronostics d'espoir : le plaisir d'entendre des vieux Today et Rhinocerous valaient surtout par les souvenirs personnels qu'ils évoquaient. Tubes et nouveaux titres se sont enchaînés dans une même poudrée émotionnelle. Peu de contacts avec le public malgré 1h30 de déflagration.
 
 Cette édition, par ailleurs, aura été marquée par le folk. Citons Patrick Watson ce montréalais qui joue l'onirisme avec un sourire d'enfant, distortionne sa voix à l'aide de sa "magic box" et glisse sur son clavier avec grâce, humour et poésie. A 17h, correctement calé dans les fauteuils de la salle feutrée du Palais du Grand Large, on trouve là un sympathique goûter pour les grands enfants que nous sommes. Un premier album est sorti il y a un an (Close to Paradise, Secret City). A suivre en cette rentrée.
 
La veille, dans ces mêmes conditions, on a adoré se faire hypnotiser par le rock vaudou de Woven Hand, la formation emmenée par le leader de feu 16 Horsepower, David Eugene Edwards.

The Besnard Lakes, Herman Düne, The Go Team, Electrelane ou New Young Poney Club auront vraiment plu aux foules. En scène ces groupes dégagent enfin rameutent... Et Sonic Youth, égal à lui-même nous aura vraiment passé un bon baume au coeur pendant que nos pieds finissaient d'enfoncer la paille dans la boue.

 

L'un des rares concerts de la plage de Bon -Secours sous le soleil (les autres furent annulés pour cause de vent - pas très approprié pour le matos) le troisième et dernier jour, a été parfait pour méditer sur le set du groupe finlandais The Gentleman Loser. On mate les ados plonger dans la piscine de mer de St-Malo. Espérons qu'ils auront entendu.
 
 

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