canari.jpgIls faisaient partie de notre compilation 2015 et on vous les a présentés sur la scène du Trabendo pour notre carte blanche estivale la même année. On revient aujourd’hui sur l’album que ces parisiens ont sorti en octobre dernier, intitulé désamorceur et sorti sur le label La Souterraine, soit encore une bien belle signature pour ce label qui soutient également d’autres personnalités attachantes comme Sahara, Mohammed Lamouri, Chaton ou Ricky Hollywood et j’en passe, qui ont fait vivre sur scène une vision exigeante et libérée de la musique sur la scène parisienne. “L’arche de Noé” de la sous-terraine semble en tout cas décidée, avec au catalogue des artistes comme Biche, Chaton et donc Canari, à subvertir tout Disney en un trip aux saveurs beaucoup plus ivres et enfumées.

Cet album de Canari nous laisse une belle mémoire de leurs lives emplis d’une douce transe, car le trio y restitue avec aisance la moiteur des ambiances qu’ils savent façonner et la richesse de leurs trouvailles mélodiques. Parfois épaulés par de recommandables fréquentations telles que Mélody Prochet, Robin Leduc, Emile Sornin soit l’homme derrière Forever Pavot, le combo Canari nous propose alors d’emporter chez nous un peu de leur science à mêler le groove à la langueur, sous traitement de voix aux couleurs psychédéliques. Au fil des écoutes, on perçoit des voix qui empruntent autant à la scène dreampop éthérée américaine, des artistes comme Washed Out ou de labels comme captured tracks ou Fat Possum, qu’à l’indie rock et aux polyphonies de voix des vétérans de Pinback.

Sur le morceau final Tryptique et sur le morceau Désamorceur qui a donné son nom à l’album, le soft rock n’est pas bien loin non plus de paraître faire son grand retour. Mais il se retrouve associé chez Canari à une rythmique Krautrock germanique qu’ils transforment ensuite en un tour de passe passe et quelques halètements elvissiens en un rockabilly teuton totalement en apesanteur. L’album équilibre alors ces influences d’outre-atlantique et d’outre-Rhin avec d’autres résonnances qui évoquent une scène française habitée par des personnalités à la poésie cosmopolite d’un François and the Atlas Mountain, ou le surréalisme romantique de Flavien Berger.

C’est en tout cas la démonstration d’un album qui reflète par sa belle identité, celle d’une scène parisienne et française vigoureuse et fraternelle qui a su cultiver de bien beaux jardins musicaux . On espère vraiment que vous croisiez Canari dans l’un de ses jardins cette année.

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