Unknown Mortal Orchestra Sex Food

Le  projet de Ruban Nielson nous revient avec un quatrième album intitulé Sex & Food, avec une musique plus rugueuse que le plus enjôleur Multi-Love auquel il succède mais toujours avec un sens aigu de versatilité dont le Néo-Zélandais a pu faire preuve tout au long de sa discographie.

La musique de Unknown Mortal Orchestra a toujours été difficile à classer, jouant toujours aux limbes de différents genres musicaux, se penchant parfois pour y ramasser quelques idées mais les tordant ensuite suffisamment pour qu’elles ne ressemblent plus à leurs influences premières.

Pour selon, l’album reste sur les styles musicaux qui ont fait leur signature sonore, soit un mélange de folk, de R’n’B, de touches de funk mais en ajoutant cette fois davantages de riffs très rock, école psychédélique évidemment mais comme je le disais en introduction de manière plus rugueuse qu’à l’accoutumée.

Le duo électronique canadien Essaie pas nous revient avec un deuxième album signé chez DFA, et il s’inspire avec quelque licence tout de même de la nouvelle intitulée Substance mort de Philip K. Dick, soit un classique de science fiction dystopique autour de la culture de la drogue. Comparé à leur précédent album, Demain Est Une Autre Nuit, New Path apparaît plus sombre, froid, paranoïaque et moins sensuel. Ils s’éloignent alors des penchants les plus pop de leur musique et ainsi rien cette fois ne se rapproche de leur chanson en français “Carcajou 3” et son côté ludique, ou bien même de morceaux de minimal-wave plus directs comme “Retox”. A la place, les morceaux sont de longues excursions dans l’hyper-espace techno.

Le premier morceau “Les Aphides” est une pulsation minimale qui croustille un peu, tandis que les voix de Marie Davidson et Pierre Guerineau sont étouffées par un écho dans le lointain. “Futur Parlé” est un titre plus dansant mais plein de suspense et de tension à la ligne de basse en avant du spectre, au kick lancinant avec un monologue désincarné soit en quelque sorte la signature de voix de Marie Davidson.

Vundabar - Smell Smoke.jpg

Smell Smoke, c’est le nom de ce nouvel album du jeune trio américain Vundabar, et comme Il n’y a pas de fumée sans feu il s’agit sans aucun doute de celui qui les anime en tant que songwriters hors pairs, capables de naviguer à travers des influences aussi diverses et proches à la fois de New Wave 80’s et d’Indie rock que de Post-punk moderne qui les rend relativement inclassables.

Leur capacité à produire des morceaux aussi catchy qu’élaborés, et aussi des instrumentations aussi impérieuses que leurs paroles sont profondes et réfléchies leur ont permis de réellement sortir du lot d’une scène où il devient de plus en plus difficile de se démarquer.
Par exemple ce nouvel album décline des thèmes autour de la santé et de la propension occidentale à se reposer abusivement sur nombre de médicaments en évitant l’écueil de tomber dans le morbide.

Garden City Movement - Apollonia.jpg

Premier album pour Garden City Movement qui s’intitule apollonia et qui explore les contre-coups émotionnels des coeurs brisés par la rupture amoureuse. Ils emploient pour cela un mix de musique électronique et d’instruments acoustiques, et leurs chansons trouvent cet équilibre fort intéressant entre fragilité et groove, avec des guitares atmosphériques, des effets vocaux granuleux, et des rythmiques électroniques sophistiquées.

Le premier morceau chanté de l’album “Passion Is a Dying Theme”, semble détendu et onirique, avec des guitares à la dérive et une rythmique solide, mais il y a comme une atmosphère un peu inquiétante en arrière fond tandis que les vocaux sont atténués par une étrange distorsion.

 

George FitzGerald - All that must be.jpg

Après avoir vécu à Berlin pendant 10 ans et après la naissance de sa fille, George Fitzgerald est retourné vivre à Londres, soit la ville où il a pu observer le développement de la scène Dubstep dès le début des années 2000. Et autant son premier album de 2015 Fading Love a été composé en réaction à une rupture amoureuse et à sa désillusion quant à la scène club, son nouvel album All That Must Be reflète davantage les différents changements importants de la vie récente du producteur. Il apparaît alors bien plus enlevé et joyeux même s’il conserve un peu de cette ambiance douce amère et cette impression d’incertitude qui entoure le chemin de vie emprunté par l’artiste.

 

creepshow.jpgCreep Show est une collaboration entre John Grant un chanteur sardonique, et le groupe de musique électronique Wrangler qui comprend en son sein le leader de Cabaret Voltaire Stephen Mallinder, Philip Winter du groupe Tuung et Ben “Benge” Edwards, tous des collaborateurs plus qu’expérimentés, et c’est donc sans surprise que leur musique sous le nom de Creep Show s’avère hors du commun. Le combo Wrangler y apporte le fun bizzaroïde, comme à tout ce qu’ils touchent d’ailleurs, comme lorsqu’ils se sont associés à La Roux et Serafina Steer sur leurs propres albums, ou lorsqu’ils font davantage un travail de fond sur plusieurs morceaux comme sur le projet Lone Taxidermist de Natalie Sharp, et son premier album Trifle.

Eli Escobar, pour ceux qui ne le connaîtraient pas , c’est un éminent DJ de la scène New Yorkaise, véritable collectionneur , Digger et esthète d’une grande variété de musiques et dont les racines sont à trouver du côté du Hip Hop . Après 20 ans à écumer les clubs de la ville et du monde, il s’est forgé une solide réputation et un amour réciproque avec sa ville et avec la scène house.

Et il a à peine attendu un an après son deuxième album “Happiness” pour sortir un troisième album intitulé “Shout” sur le même label Classic Music Company.

Cela fait dix ans que Suuns nous propose des morceaux minutieusement composés où les guitares se frottent à l’électronique, créant des plaques tectoniques en mouvement aux accents industriels. Leur compositions, adoucies par les mantras annonés par leur chanteur Ben Schemie semblent toujours s’arrêter juste avant le point de rupture, ou juste avant la combustion, là où d’étranges vapeurs previennet d’un danger imminent.

Depuis leur premier album Zeroes QC de 2010, le groupe s’est enfoncé toujours plus loin dans les ténèbres tout en rétrécissant la focale.

PODCAST

 

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18 avril – 23 avril 2018


06 mai – 13 mai 2018

01 juin – 03 juin 2018

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